Volontairement en anglais, le titre de ce travail renvoie de suite à son ambition universelle et sans limite que Mathieu Borderon lui voue. Cette phrase est ressentie par chacun différemment. Dérangé, insulté, indifférent, questionné, ambitieux, cette phrase renvoie le spectateur à sa propre perception du réchauffement climatique. Ici, Mathieu laisse les gens libres de leurs sentiments, et les guide à travers une fresque chronologique protéiforme petit à petit vers une seule question possible :

De quoi voulons nous être responsables?

Cette question n'est elle pas plus belle? La résilience de l'Homme contre un phénomène plus gros que lui n'est il pas le plus beau des combats? A travers ce travail, Mathieu se veut alarmiste, mais résolument optimiste. Nous savons tout de ce phénomène, les consciences s'éveillent, faisons en sorte que nos enfants, petits enfants soient fiers de la Planète que nous leur léguons.

 

#weareallresponsible, une frise chronologique

PASSÉ, Cyclone's Faces (les cyclones ont un visage)

Pour Mathieu Borderon, les cyclones sont un symbole des conséquences du réchauffement climatique. En effet, même si ceux-ci ne sont pas liés aux activités humaines, le renforcement du réchauffement climatique va indubitablement les rendre plus puissants sur une saison plus longue.

Ici, les cyclones sont ainsi une arme d'auto-défense de la Planète contre les agressions humaines. Mathieu prend le prisme des cyclones pour mettre l'Homme face à ses responsabilités.

Depuis plusieurs années, les instituts météorologiques donnent des prénoms aux cyclones afin de les rendre identifiables aisément dans les médias. Mathieu va plus loin en leur donnant un visage. Irma, Hugo, Erika et tant d'autres ont aussi un visage. C'est celui d'une civilisation qui surconsomme au mépris des règles élémentaires d'une vie harmonieuse avec la Nature.

Afin d'éviter de donner une unique responsabilité aux modèles porteurs d'un prénom de cyclone dévastateur, l'artiste Mathieu Borderon a créé le Hashtag #weareallresponsible afin d'associer les citoyens qui se sentent impliqués dans cette responsabilisation de grande ampleur. De part notre façon de vivre, nous sommes tous Irma, Hugo, Erika et les autres. 

L'oeuvre finale est une fresque représentant une mosaïque de toutes les personnes se sentant responsables de cette cause et voulant gagner la lutte contre le réchauffement climatique.

photothèque #weareallresponsible

PRÉSENT, vivre l'intérieur d'un cyclone

La vidéo présentée est destinée à reproduire les conditions d'un cyclone. Une mise en scène travaillée et surprenante transportera le spectateur au coeur des causes et conséquences de nos modes de vie.

vidéo #weareallresponsible

 

FUTUR, les récits

Qui peut prédire le futur? La science fait des projections et le modèle économique mondial, le capitalisme modélise ce futur. Dans ce troisième espace, Mathieu imagine ici un futur possible.

L'Histoire, l'actualité ont été son terreau pour façonner une société moderne, autoritaire et repliée sur elle même. Rien de ce qui est écrit n'est inventé. Les récits ne sont juste qu'un amalgame de ce que l'Histoire nous a appris.

2029 et 2039 en Afrique, 2049 en Amérique Centrale et du Sud et 2059 en Océanie. Quatre étapes distinctes d'immigrations climatiques sont décrites. Accompagnées chacune par des bulletins météo qui situeront le spectateur au cœur de ses futures réalités.

#WEAREALLRESPONSIBLE de ce futur. De quoi voulons nous être responsables?

La dernière étape est ce travail collectif que demande Mathieu.

Le monde de 2029 selon Mathieu n'est pas beau. Le Traité de Faro, raconté par l'actrice Clémentine Poidatz décrit une situation politique et migratoire très tendue dans le bassin Méditerranéen. La suite, en 2039 et pire. Mais 2039 ne peut il pas être envisagé de manière positive? Mathieu a proposé à des collégiens d'écrire leur 2039... ce travail sera comparé à celui de l'artiste et au 2039 imaginé par des parlementaires.

Traité de Faro 2029 (PDF)

Traité de Faro 2039 (PDF)

Kouame et Méliou, histoire d'une migration (PDF)

 

Redistribution des revenus, l'action collective d'abord

La recherche scientifique, et la recherche et le développement de techniques et technologies adaptées à un avenir serein et compatible avec le niveau de vie que mérite notre société sont deux axes absolument primordiale pour Mathieu.

L'Oeuvre collective est le coeur du projet. L'oeuvre collective, c'est cette ambition que chacun, à travers sa participation directe dans #weareallresponsible ou indirecte en finançant l'essor du travail de Mathieu et puisse participer à la redistribution des revenus générés vers ces deux axes.

 

La recherche scientifique tout d'abord, avec le Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (LSCE) qui est le premier partenaire. Ce Laboratoire mondialement reconnu, regroupe une équipe de plus de trois cent chercheurs, dont fait partie Mr Jean Jouzel, ancien vice Président du GIEC (IPCC), Prix Nobel de la Paix en 2007.

A quoi va leur servir notre aide?

Malgré les financements assuré par leurs tutelles (CEA, CNRS et l'Université de Versailles St-Quentin) tous les autres frais de recherches dépendent de ressources externes. Actuellement ce sont essentiellement des appels à projets nationaux et européens qui permettent de financer les recherches ou des contrats de prestations permettant l'achat de matériels de haute technologie nécessaires aux travaux de recherche fondamentale.

Voici quelques exemples de financements.

Une campagne de terrain permettant d'extraire une archive climatique coute entre quelques milliers et plusieurs dizaines de milliers d'euros (en fonction de la destination et du matériel nécessaire sur place).

L'achat d'un instrument de haute technologie de type spectromètre de masse coute entre cent et trois cent mille euros.

La participation à une conférence coûte entre cinq cent et trois mille euros.

Les frais de publications d'un article dans une revue scientifique coutent entre un et trois mille euros.

Sans eux, pas de recherches, pas de modules prévisionnels, pas de projection pour le futur, sans eux nous serions peut être déjà dans le mur.

 

La recherche et le Développement ensuite. Le monde dans lequel nous évoluons ne peut pas tenir les promesses d'une vie harmonieuse et uniforme pour chaque résident de notre Planète. Et si dans cet environnement nous établissions des protocoles afin de faire entrer notre économie et nos modes de vie le plus possible en harmonie avec la biodiversité?

C'est le travail d'ASES qui soutient ce projet depuis le début. ASES offre des solutions aux acteurs économiques afin d'avoir une empreinte écologique et responsable.

Grâce aux fonds collectés, ils continueront à développer des outils pour cumuler des données et établir des documents visant à la vulgarisation d'informations utiles sur le changement climatique, et ses impacts sur les activités humaines. Ces informations sont destinées au grand public afin de nous aider à prendre les bonnes décisions.